FAMILLE GINGRAS – 2020

En marge du 96e Congrès général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), la Fondation de la famille terrienne a proclamé la famille Gingras de Normandin, famille agricole 2020. La famille de Marie-Reine Bernard et de Benoit Gingras, de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, oeuvre en production laitière et céréalière.

La famille Gingras de Normandin proclamée 64e famille agricole

HISTOIRE DE LA FAMILLE GINGRAS

En 1959, Benoit Gingras achète une petite ferme sur une terre de 100 acres à St-Thomas-Didyme, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ses parents, Félix Gingras et Claire Gauthier, emménagent avec lui. Son troupeau se compose de cinq vaches et la terre doit être défrichée pour être cultivée. En 1962, Benoit épouse Marie-Reine Bernard et ils auront ensemble six enfants.

En 1964, la ferme subit la perte totale du troupeau. Elle est ensuite expropriée en 1973 pour des raisons de réaménagement foncier du gouvernement. Cet événement favorise l’achat d’une nouvelle ferme à Normandin et des investissements qui permettent d’améliorer leurs pratiques, assurant ainsi l’avenir de la ferme familiale. Puis, en 2001, une autre maladie entraîne la perte totale du troupeau et les oblige à faire un vide sanitaire d’un an. Pour couronner le tout, juste avant l’arrivée des nouvelles vaches, l’étable et les installations brûlent en entier. Malgré tout, Marie-Reine et Benoit sont déterminés à poursuivre, puisque leur fille souhaite prendre la relève de l’entreprise familiale avec son mari. La famille achète donc une étable qu’elle déménage en quatre sections afin de la remettre à neuf. À l’automne 2003, la ferme est transférée à leur fille Louise et son mari Rémi. C’est alors qu’un nouveau troupeau fait son entrée dans l’étable.

Aujourd’hui, la ferme détient un quota de lait de 82 kg par jour et possède plus de 110 têtes, soit une majorité de vaches de race Holstein, ainsi que quelques-unes des races Jersey, Ayrshire et Suisse brune. L’entreprise est d’une superficie de 370 acres en cultures et 30 acres de boisés. Depuis 2009, les bâtiments sont conformes au programme Proaction visant le bien-être animal, en plus d’être l’une des premières fermes accréditées dans la région pour son lait canadien de qualité. Philippe, l’aîné de Louise et Rémi, possède aujourd’hui 20 % des parts de l’entreprise tandis que les trois autres enfants, plus jeunes, s’impliquent à la ferme. Marie-Reine et Benoit ont transmis à leur famille des valeurs comme la persévérance, l’amour du travail, le partage, le respect et la générosité. Une famille qui demeure très unie, même si elle est dispersée aux quatre coins du Québec et de l’Ontario.

Parmi les autres enfants de Benoit et Marie-Reine, Sylvain a enseigné au campus de La Pocatière de l’Institut de technologie agroalimentaire et en est devenu le directeur, tout en étant producteur acéricole (4 000 entailles) et propriétaire d’une érablière. Claude a été quant à lui inséminateur au Centre d’insémination artificielle du Québec. Il est maintenant à son compte. Dany est agronome chez Financement agricole Canada.
Suzie est ingénieure agronome pour le Groupe Alco et réalise des plans de ferme, en plus d’assumer la division environnementale. Guy, l’aîné, est camionneur.

Plusieurs des petits-enfants oeuvrent ou étudient en agriculture ou en foresterie. La formation a toujours été encouragée, car il est important que la relève de l’entreprise connaisse les dernières avancées dans le domaine afin de la faire progresser. Plusieurs membres de la famille continuent également de se perfectionner.

Marie-Reine et Benoit se sont toujours impliqués, que ce soit en agriculture ou dans leur communauté, en participant aux assemblées de leur syndicat local ou dans un programme de recherche de la Ferme expérimentale de Normandin. Ils oeuvrent aussi dans la pastorale depuis 50 ans et ont été bénévoles auprès de personnes handicapées. En 2016, Marie-Reine obtient le titre d’agricultrice accomplie au niveau provincial. Les enfants perpétuent la tradition en s’impliquant également dans plusieurs comités de leur syndicat local ainsi que dans diverses organisations, comme les clubs de motoneige et comité de parents de l’école, en plus d’assumer des occupations aussi diversifiées qu’organiste ou choristes à l’église, garde paroissial, parent entraîneur et encore.

En plus de valoriser le travail à la ferme dans les médias sociaux, la famille propriétaire de la ferme Louison a participé à l’édition 2017 de l’événement Portes ouvertes sur les fermes du Québec de l’UPA. Elle a aussi instauré plusieurs mesures pour favoriser l’agriculture durable, comme des analyses de sols, la rotation des cultures, le drainage, le chaulage ainsi que l’ajout de bandes riveraines et de chutes enrochées. De 2011 à 2017, des rénovations aux bâtiments (entrepôt, étable) ont été réalisées, en plus de la construction d’un garage pour l’entretien de la machinerie et d’un silo pour augmenter la capacité de stockage des fourrages. La famille cherche à être la plus autonome possible dans tous les travaux, tant pour la construction que pour la plomberie et la mécanique, toujours dans le but de diminuer les dépenses de la ferme. L’entreprise familiale est en santé et ses revenus augmentent sans cesse.

Chez les Gingras, l’entreprise est 100 % familiale et toutes les décisions se prennent ensemble, parfois en demandant l’avis de Marie-Reine et de Benoit. Pour la famille, perpétuer cet héritage agricole est une grande fierté, car l’agriculture est une passion partagée par tous les membres de la famille.

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